Laos

Laos

Article mis à jour le 27/11/2009


Voilà, c'est fait ! AnneK, Bob le homard et moi franchissons la frontière du Cambodge pour le Laos. Ça fait un moment que j'attends ce pays, parce qu'on m'en a pas mal parlé, et des potes de la spéléo y ont fait plusieurs expéditions. Pour moi cette contrée respire bien l'aventure. Après, est-ce que le développement du tourisme n'aura pas trop gâché cette ambiance ? On va voir ça. Nous projetons de passer un mois ici, ce qui devrait nous laisser le temps de creuser un peu.

Don Det

Passée la frontière, nous montons dans le mini van qui nous emmène jusqu'au bord du Mékong. Le coucher du soleil est déjà bien passé, et c'est dans la pénombre que nous embarquons dans une pirogue qui traverse la mère de tous les fleuves, jusqu'à une île nommée Don Det. En arrivant, nous comprenons que c'est un paradis de backpackers (voyageurs sac à dos, souvent anglophones). Des dizaines de guesthouses sont alignées au bord du fleuve, et toutes proposent une chambre minimaliste avec en prime une terrasse donnant sur le Mékong équipée de deux hamacs. Ça ressemble fortement à GlandouilleLand. Pour l'aventure et la rencontre avec les cultures locales, ce n'est pas ici que nous trouverons notre bonheur, mais nous décidons de rester quand même une journée pour nous reposer.

La journée de repos consiste à bouquiner dans le hamac. Un passe temps pas désagréable. Par contre les gens qui font tourner l'île sont assez étranges. Contrairement à tous les gens du tourisme que nous avions vu jusqu'ici, ils ne cherchent pas à jouer les rabatteurs. Ils ont plutôt l'air complètement stone. A notre avis, ils sont tous camés, mais ce n'est que notre opinion. Au resto, je dois reprendre ma commande plusieurs fois avant que le garçon enregistre dans son cerveau que je veux quelque chose. Bon en même temps, ici, on est pas pressés.

Pakse

Le jour qui suit, nous reprenons la pirogue pour revenir sur le « continent », et nous montons dans un bus pour Pakse, la ville du Sud du Laos. Sur place, nous nous logeons pour la nuit, et nous chargeons de trouver à dormir, à manger et à boire pour l'apéro (la routine quoi). Mais en plus de ça, nous avons entendu parler d'une boucle à faire en moto dans le coin. Nous trouvons un loueur de motos qui nous en loue une pour les 3 ou 4 prochains jours. Nous obtenons même une carte de la boucle en question, fournie avec l'engin. La soirée se termine au bar, où AnneK tente le verre de vin. Cette fois, comme toutes les autres jusqu'ici en Asie du Sud Est, il ne s'agit que d'un infâme vin de riz. Parfois, la France nous manque (beaucoup)...

La boucle sud, jour 1

Nous partons en fin de matinée avec la dernière moto disponible chez le loueur et 2 casques trop grands qui ne servent pas à grand chose. Il pleut un peu et nous enfilons pantalon K-way et cape de pluie : la grande classe. Les premiers kilomètres défilent lentement, le temps de s'habituer. Heureusement, la circulation au Laos est très calme, il y a peu de monde sur la route et la conduite est assez facile. Le plus dur est de calculer le trajet que suivent les différents animaux croisés sur la route (poulets, chiens, vaches, buffles, cochons...) pour passer du bon côté. Le premier jour se passe sans problème, nous nous trompons juste une fois de route. En revenant sur le bon chemin, nous croisons, venant en sens inverse, deux éléphants! Ils marchent sur la route, ils sont immenses. Le premier commence à traverser dans notre direction.... euh.... Heureusement, il continue son chemin de son côté, car nous ne savons pas trop s'il faut s'arrêter ou accélérer. Nous voyons une cascade chouette en chemin et arrivons à Tat Lo en fin d'après-midi, le dos et les fesses bien endoloris.

La boucle sud, jour 2

Le jour suivant, après des crêpes bananes-chocolat délicieuses, nous reprenons la moto pour monter sur le plateau des Boloven et traverser quelques villages de minorités très particuliers. Nous gagnons le village suivant, là où nous devons quitter la route et prendre une piste qui part sur le plateau. Manque de bol, il a plu toute la nuit et la piste a l'air mal en point. Qu'à cela ne tienne, nous la prenons, on verra bien. Au bout de 20 mètres, la moto refuse de me porter : si je suis seul dessus, elle avance, dès que AnneK monte, elle ne bouge plus. Ça commence bien! Je fais avancer la moto et je patauge dans la bouillasse à côté. Très vite nos chaussures se dotent d'une double semelle de boue et la moto refuse carrément d'avancer. La boue s'est engluée entre les roues et les gardes-boue, on patine, il y en a partout. Nous voilà donc à chercher des bâtons pour essayer de nettoyer tout ça. Dégoûtés, nous voyons des locaux, à 2 ou 3 sur leur moto, ou portant des sacs de riz, qui arrivent à faire avancer leur engin. Certains, comme nous, sont englués, ce qui nous rassure. La moto décrottée, comme je n'abandonne jamais sans me battre, je décide d'aller voir avec la moto jusqu'au prochain virage, au cas où la route s'améliorerait (lol). Je n'y arriverai jamais. Au bout de 3 décrottages de moto, nous décidons que ça va être difficile, il y a quand même 30 bornes à parcourir avant de retrouver la route goudronnée et là nous avons fait 200 mètres en 1 heure. Nous faisons donc demi-tour et, sous le regard amusé des locaux, trainons la moto tant bien que mal, en faisant des pauses décrottages tous les 15 mètres et en essayant de rouler dans les quelques flaques. 2H ½ après avoir mis une roue sur cette piste, nous en ressortons tous contents! On est couvert de boue et la moto est dégueu, mais on s'en est sortis! On repart jusqu'à la prochaine ville, dans l'espoir de pouvoir rejoindre la boucle par un autre chemin, mais c'est peine perdue. Tous les chemins qui y vont sont des pistes impraticables en saison des pluies. Finalement, nous revenons à notre point de départ, allons voir une cascade sur le chemin, histoire de dire que la journée n'a pas été vaine et retournons dans notre petite auberge (chambre aménagée chez des gens adorables). Nous essayons de laver la moto, à quatre pattes dans la rivière, à côté des hommes qui pêchent, des femmes qui se lavent et des enfants qui jouent. Au restaurant, nous passons la soirée avec Marion et Rudy, qui nous font rêver avec leur voyage. Nous passons une super soirée qui nous fait beaucoup de bien !

La boucle sud, jour 3

Après un petit dej crêpes banane-chocolat et des papotages bien sympa, nous finissons par partir en fin de matinée. Aujourd'hui, on repart là où on s'était trompés le premier jour pour voir une belle cascade puis on repart sur Pakse pour tirer au sud et aller voir des villages qui vivent avec des éléphants. On speed un peu sur la fin car on veut voir la tête de la piste qui relie la route et le village en question avant la nuit. On traverse des paysages magnifiques sous la couleur du soir, et, tout d'un coup, scratch..... Et impossible d'accélérer, la moto ne répond plus. On s'arrête, bien embêtés. On revient sur nos pas dans le petit village qu'on vient de quitter en poussant la moto. Les gens nous indiquent le «garagiste ». On arrive donc devant une petite cahute qui fait resto et on essaye de montrer que la moto est cassée. Un homme nous prend la moto, la fait démarrer avec la pédale et nous montre, tout sourire, que c'est bon, c'est pas cassé! Alors on lui montre que quand on accélère, les roues ne tournent pas. Il regarde en bas, et ça devient évident, on a cassé la chaîne. Pas de problème : en 20 minutes, il nous démonte la moto, répare la chaîne et remonte le tout. Il nous demande pour ça 10 000 Kip, c'est-à-dire 1,20 $. Je résume la situation : 2 Blancs, paumés dans un petit bled, complètement coincés avec leur moto qui n'avance pas, à la tombée de la nuit : et ils n'ont pas essayés de nous arnaquer!!!!!!!! On n'a pas compris! Depuis le début de notre tour, les Laotiens sont d'un honnêteté déconcertante! C'est la première fois que nous voyons ça! Bref, on repart sur notre moto tout contents! La nuit tombe, on pourra pas voir l'état de la piste, on essaye donc de trouver un hôtel, ce qui n'est pas gagné, vu les bleds qu'on traverse. On se voit déjà aller demander l'hospitalité! Finalement, à la jonction entre la route et notre piste pour demain, on trouve une guesthouse. Ça s'est bon! Maintenant on cherche un resto. Il y a un bar karaoké qui balance du gros son, dans le genre assourdissant, puis un resto, puis rien. On se pointe devant le resto, un peu timides, pas de cartes, pas de menu. Un homme attablé avec son pote se lève tout de suite et vient nous aider : il nous traduit : il y a du b?uf et ça coûte l'équivalent de 3,50 $ pour deux. Bon super. On se retrouve avec une pierrade de fins morceaux de b?uf et de porc avec une sauce délicieuse et plein d'accompagnements. Heureusement, le monsieur revient nous expliquer comment ça marche. C'est délicieux! On mange en lorgnant sur le karaoké. Ça a l'air marrant. Mais on n'ose pas. Puis, en rentrant vers l'hôtel, les gens du karaoké nous font des grands signes. On va donc prendre une bière avec eux. On s'installe d'abord à une table en retrait, puis la table d'à côté nous fait signe de les rejoindre. Le son étant dix fois trop fort, on a du mal s'entendre et à se comprendre. Ils sont adorables! Les bouteilles de bières sont en commun sur la table et, dès que notre vers est à moitié plein, hop! Un glaçon et une rasade de bière en plus! Ici, on trinque à chaque fois qu'on soulève son verre : en gros, ça n'arrête pas! Ils nous font partager leur repas : on mange des trucs longs et fins, très durs, à l'arrière goût bizarre (Vers de terre grillés? Lamelles de tripes? On ne sait toujours pas). Evidemment on n'échappe pas au karaoké! En fait, c'est pas vraiment un karaoké, il y a un synthé et chaque personne vient chanter une chanson, sans télé pour donner les paroles, c'est plus un concert. Heureusement, ils n'ont pas de disques en anglais, donc on échappe à la chansonnette. Par contre, on n'échappe pas à la danse! La danse Lao est très classe : le corps ne bouge pas beaucoup, c'est assez statique, et tout est dans les mains. Les mains tournent et retournent, entre le flamenco et les danses indonésiennes. Bref, on regarde et on fait pareil. Tout ça entre 2 attaques de grosses sauterelles volantes. On doit être trop bons, parce qu'ils sont tous morts de rire et nous disent : « bien, bien »! Super soirée. Ceux de notre table partent en payant l'addition. On commence à dire qu'on veut y aller, et ils nous demandent une dernière danse : nous y allons, seuls, et la faisons « à la française », c'est-à-dire n'importe comment, tout le monde se marre! Sur ce, il se met à pleuvoir, et ils nous ramènent nos affaires sous le toit. Une autre table qui était sous la pluie se met à la même table que nous sous le toit, et la deuxième soirée commence! On repart sur les présentations, les trinquages, etc... Ça sent la fin, les chanteurs arrêtent de chanter et il ne reste plus que le disque. Quelques danses plus tard, on explique qu'on va y aller. Impossible de partir sans finir la bouteille et toute la table se fait un cul sec de bière. Notre départ fait l'objet d'un discours au micro! Puis nous faisons le tour des 2 tables en remerciant tout le monde et rentrons. Soirée assez incroyable!

La boucle sud, jour 4

Nous allons voir l'état de la piste comme prévu. Contre toutes attentes, elle est praticable et nous y allons gaiement. Arrivé au village, l'ambiance ne nous plait guère. On sent ici que le touriste est toléré parce qu'on a besoin de ses sous, mais il n'est pas le bienvenu. Nous faisons quand même un tour en éléphant. C'est assez sympa, mais notre éléphant marche sur une route, ce qui enlève un peu au charme de la balade. C'est tout de même très impressionnant de se retrouver à côté de cet énorme pachyderme. Notre guide est absolument pas sympa et on repart tout de suite après, sans dormir là, ce qui était initialement prévu. On retourne directement à Pakse, où l'agence nous facture la moto pour 3,5 jours et non 4. C'est vraiment pas des arnaqueurs!

Tha Khaek

Une bonne nuit réparatrice, et nous voilà à la gare des bus. Notre objectif est d'aller à Tha Khaek. Mais comme c'est un peu loin, nous choisissons de découper le trajet en deux. Nous faisons une première journée de bus à destination de Savanakhet, ville sans aucun intérêt. Nous poursuivons le lendemain, et arrivons à Tha Khaek dans la journée. L'après-midi sera consacrée à manger et se poser à siroter des jus de fruits le long du Mékong. Nous avons choisi de venir dans cette ville parce que c'est le point de départ de la boucle centre. Une boucle à faire en moto de 500 kilomètres environs. Après une matinée à chercher une location de moto (un scooter 100 cm3 en fait) moins chère, je finis par me rabattre sur ceux que louent la guesthouse. Nous partons vers midi, après un bon déjeuner.

La boucle centre, jour 1

Nous démarrons donc en tout début d'après-midi. Cette première journée est placée sous le signe de la visite de grottes. Nous visitons des grottes avec un Bouddha, une autre avec beaucoup de Bouddhas, une autre avec un très grand porche, une autre avec un courant d'air de malade à l'entrée. Toutes ces grottes sont situées au milieu de pics karstiques magnifiques rappelant une version terrestre de la baie d'Ha Long. Après ce petit marathon, nous arrivons à trouver une guesthouse près de Mayaxay, juste à la nuit tombée. Nous finissons notre soirée dans un petit restaurant local sympa où nous ne comprenons rien au dialecte local. Heureusement, un équipe de volontaires appartenant à une association de déminage sont là pour nous servir d'interprètes. Ce soir, nous aurons droit à un Laap, une espèce de plat de viandes (lesquelles ? Mystère !) mélangé avec de la verdure, du citron et du piment en version plutôt violente. Nous sortons de là avec un mâchoire décomposée par les brulures, et allons nous coucher tôt car demain, la journée sera longue.

La boucle centre, jour 2

Ce matin, départ à 7h30. Nous attaquons les premiers 30 km en nous disant quelque chose comme: «Mais ça va super vite, ha, on aura tout torché avant 14h si ça continue ». Tu parles !!! Nous arrivons rapidement sur une piste de 70 km de long qui nous donnera du fil à retorde pendant 4 heures. Et heureusement que nous sommes en saison sèche dans cette partie du pays, parce que si ça avait été boueux, nous n'aurions eu qu'à faire demi-tour.  Au milieu de cette piste, un tronçon d'une vingtaine de kilomètres est tellement pourri que nous n'arrivons pas à avancer à plus de 10 km/h. Vers 14h, épuisés et les fesses en compote, nous nous arrêtons déjeuner dans un bouiboui sur la route, dans un village perdu au milieu de nulle part. Ensuite, nous repartons et finissons cette piste où nous apercevons un énorme serpent qui fuit le milieu de la route à notre approche.

Enfin, après ces heures de galère, nous arrivons à Lak Sao, ce qui signifie qu'il nous reste une soixantaine de kilomètres sur la route 8, une vraie route, dure et tout et tout. Notre monture glisse sur l'asphalte au milieu de décors magnifiques. Nous voyons des montagnes, des forêts, des petites cabanes dans les rizières, enfin le Laos sublime quoi ! Nous arrivons avant la tombée de la nuit à Ban Kou Kahn, un village avec quelques touristes, mais suffisamment pour que nous ayons l'impression d'être revenus à la civilisation. Nous croisons un couple de français et une espagnole avec qui nous passons la soirée. Les deux français nous gonflent pas mal et on la flemme de parler anglais, ce qui fait que l'espagnole ne comprend rien à ce que nous disons. Une soirée pas terrible en somme. Mais bon, ça ne peut pas être génial tout le temps non plus.

La boucle centre, jour 3

Aujourd'hui, nous visitons Tham Kong Lo. Une rivière souterraine de 7 kilomètres de long. Pour cela, nous parcourons les 40 kilomètres en ligne droite et sur du plat; ça change un peu. Arrivés à la cahute de la grotte, nous devons payer environ 10 ? pour deux pour le bateau, et le deux guides, ce qui, pour cette partie du Laos, est une petite fortune. Mais bon, quelques minutes plus tard, nous voilà dans la grotte, installés dans la pirogue à moteur avec nos deux guides qui balaient les parois des colossales galeries avec leur torche électrique. Nous remontons le courant de cette rivière, et faisons une petite pause pour visiter une magnifique salle pleine de concrétions dont l'éclairage a été réalisé avec le concours de la région Rhône Alpes. Pour descendre du bateau, il faut marcher dans l'eau, or nous avons au pied nos pompes de randonnée, et nous ne voulons pas trop les mouiller. Donc nous nous mettons pieds nus, et comme la roche est plutôt, disons agressive, nous ressemblons à deux handicapés dans l'eau. Les guides, nous prêtent leurs tongs, et finissent pieds nus à notre place, mais ça n'a pas trop l'air de les gêner.

Nous reprenons la remontée du courant, et au bout d'une bonne heure, nous ressortons par l'amont, et là, incroyable ! Nous débouchons dans une vallée sauvage, entourée par de hauts pics au pointes acérées, le tout, recouvert d'une jungle sauvage. C'est un spectacle saisissant, et après une pause d'une demie-heure dans cette vallée, nous faisons demi-tout et revenons dans la grotte. La descente est beaucoup plus rapide que la remontée, ce qui est plutôt logique car cette fois, nous sommes dans le bon sens. A la sortie, nous remercions chaudement nos guides, et nous prenons congé en nous disons que nous ne regrettons pas une seconde d'avoir ruiné le budget de la journée pour voir ça.

Dans l'après-midi, nous revenons à Ban Kou Kahn où nous passons l'après-midi à ne rien faire (c'est qu'on devient des spécialistes à ça). Plus tard, nous croisons dans la rue Christina, l'espagnole. Nous passons une excellente soirée avec elle, et sans les deux français, partis ailleurs. On ne sais pas où et on s'en fout.

La boucle centre, jour 4

En ce dernier jour de cette boucle centre, nous reprenons la route 8 que nous avions abandonné l'avant veille. Le tronçon Ban Kou Kahn ? Vieng Kham est tout bonnement hallucinant. La route est bordée de pics pointus, aiguisés comme des lames de rasoirs (un peu dans le style des Tsingys de Madagascar). Nous en prenons plein les yeux pendant une bonne heure, et rejoignons ensuite la nationale qui redescend vers Tha Khaek. Nous arrivons complètement claqués en milieu d'après-midi, allons déjeuner, et finissons la journée devant un bon petit film. Nous quittons Tha Khaek le lendemain matin. Nous prenons un bus qui nous mène à Vientiane, la capitale.

Vientiane

Nous voilà dans la capitale du Laos en fin d'après-midi. Après une petite session de transport public folklorique, nous arrivons devant un hôtel qu'on nous avait conseillé. Manque de bol, c'est trop cher pour nous. On se balade un peu avec les gros sacs, comme à chaque fois qu'on débarque dans un nouvel endroit, et on finit par trouver un petit hôtel par cher du tout. La piaule n'est pas trop mal, on signe, on passe une soirée apéro tranquille et on va se coucher. Le lendemain matin, je me réveille couvert de bon gros boutons genre crise d'urticaire. Plutôt que de changer d'hôtel, nous demandons à avoir une autre chambre. Nous nous occupons ensuite de faire notre visa pour la Thaïlande à l'ambassade et nous ne faisons pas grand chose d'autre de la journée. Marcher dans les rues de cette grande ville nous suffit, nous ne sommes pas emballés. Nous pourrions aller voir des temples, mais on en a un peu ras le bol des temples. Ceux qui ont déjà voyagé en Asie du sud est nous comprendrons.

La seconde nuit n'est pas mieux que la première. Les boutons se renforcent et de nouveaux apparaissent, et de plus, nous avons un compagnon de chambrée: un rat qui s'est perdu dans le dédale de faux planchers. Si vous voulez un bon conseil: à Vientiane, mettez au moins 7 ou 8 euros dans une chambre, sinon vous risquez d'avoir des surprises. Ce séjour dans la capitale terminé, nous mettons les voiles à Vang Vieng.

Vang Vieng

Nous arrivons en plein cagnard, vers midi dans les rues désertes de cette petite ville perdue au milieu des pics karstiques et des forêts du Laos. Assez rapidement, nous croisons deux Israéliennes à vélo vêtues de bikinis strings. Avec AnneK, on se regarde. On se demande comment des touristes peuvent être irrespectueux des coutumes du pays à ce point là. Et on comprend assez rapidement. Vang Vieng est avant tout une base majeure pour les backpackers en Asie du sud est. Ici, il existe une activité qui consiste à descendre la rivière du coin assis dans une chambre à air et à s'arrêter dans tous les bars donnant sur le cours d'eau pour se bourrer la gueule, fumer de la Marie Jeanne, et se défoncer aux champignons. Cette activité s'appelle le Tubing. Donc ce n'est pas étonnant que l'on croise de nombreux touristes qui ne sont là, ni pour la culture, ni pour la nature, mais plus pour avoir du fun. Résultat des courses, ils se baladent tous en maillot de bain avec des peintures sur le corps, et oublient de respecter quoi que ce soit.

Mais heureusement, on peut échapper à ce mouvement lorsque l'on est à Vang Vieng, et c'est ce que nous avons fait. En marchant un peu à l'écart du centre, nous avons trouvé une guesthouse proposant de super bungalows avec une vue sur la rivière et sur la montagne pour pas grand chose. En plus, nous avions le WIFI, ce qui nous a permis de mettre copieusement à jour le blog. Nous sommes restés 5 jours dans ce petit paradis.

Nous avons aussi loué une moto une journée pour partir visiter les grottes du coin. Ce qui est amusant dans cette partie du Laos, c'est que l'on retrouve l'ambiance touristique vietnamienne. On est blanc, donc on a du fric à lâcher. Traverser un pont coute 1 euro. Visiter une grotte (non aménagée et sans guide) coûte 1 euro par personne. Alors OK, c'est pas cher, mais on peut se demander où vont les sous, puisque la plupart du temps, on donne ça à un gamin qui traîne devant un « péage » avec une pancarte en carton, et en plus, sur une journée, quand on visite 4 ou 5 grottes et qu'on traverse 3 ponts, ben ça commence à chiffrer sérieusement. Le meilleur souvenir de la journée reste la grotte du Lagon bleu (en fait une espèce de rivière bleue) avec sa galerie gigantesque et son entrée très photogénique.
Donc pour reprendre le cours du récit, nous sommes restés une semaine dans ce décor paradisiaque à manger des sandwiches géants et des grosses crêpes banane-nutella, à nous faire des apéros sympas et à regarder des films avant de continuer notre périple, dans la direction de Luang Prabang.

Luang Prabang

Voici le dernier chapitre du Laos. A ce stade là, nous sommes complètement emballés par le pays, ses paysages, son ambiance, ses habitants chaleureux et accueillants. Après 7 heures de bus, nous pénétrons dans la partie la plus touristique du pays, et devinez quoi... C'est celle qui nous a le moins plu.

Nous sommes restés 4 jours dans cette ville, mais nous n'avons jamais fait quelque chose de vraiment sympa. Ces choses là sont réservées à ceux qui peuvent lâcher des dizaines, voire des centaines de dollars par jours dans leurs activités. Nous nous sommes contentés de marcher vers les pseudo villages typiques voisins. Les villages en question, ne sont en réalité que des alignements de boutiques destinées aux touristes qui débarquent à grand renfort de minibus. Nous ne le savons pas encore à ce moment là, mais c'est ce qui nous attend tout au long de la Thaïlande.

En dehors de ça, la ville est plutôt jolie. Il s'agit d'une ancienne place coloniale française, et le côté petit village, ainsi que le marché de nuit aident à faire passer la pilule. Mais nous quittons assez rapidement ce lieu pour nous rendre en Thaïlande. Il est quasi certain que nous reviendrons dans ce pays, vu que nous n'avons pour ainsi dire pas fait le nord du pays. Il y a encore là bas, de nombreuses aventures à vivre.

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